Célébration du Mois de l’histoire des Noirs : entre mémoire, reconnaissance et excellence

Chaque année, au mois de février, le Canada célèbre le Mois de l’histoire des Noirs depuis 1979. Une période dédiée à la reconnaissance des contributions des communautés noires à l’histoire, à la culture et au développement du pays.

Pour Eliza, étudiante en deuxième année en Communication et médias numériques, cette célébration permet de rendre visibles des récits longtemps marginalisés : « Le Mois de l’histoire des Noirs représente la reconnaissance des peuples noirs qui ont contribué à l’histoire du Canada et du monde. C’est une valorisation de nos héros, le fait qu’ils soient enfin visibles dans la communauté et que leur héritage soit célébré. Personnellement, ça me rend fière d’être noire et reconnaissante envers celles et ceux qui se sont battu.e.s avant nous pour nos droits et notre reconnaissance. ».

Étudiant en troisième année dans le même programme, Irenaba Olushegun évoque un moment de rappel de la résilience des communautés noires, de leur capacité à traverser les épreuves, mais aussi de la fierté d’être noir.e. Au-delà de la reconnaissance d’une communauté, il s’agit aussi d’un temps pour se souvenir de ses origines, honorer ses racines et reconnaître la force collective qui permet encore d’avancer aujourd’hui. 

Selon Mariode Gaza, le Mois de l’histoire des Noirs un moment de mémoire, de fierté et de reconnaissance. L’étudiante en deuxième année en Communication et médias numériques insiste sur la diversité des récits historiques car l’histoire des personnes noires ne se limite pas à l’esclavage ou à la souffrance, mais elle est également marquée par le courage, l’intelligence et l’excellence. 

Mais au-delà des activités symboliques et des commémorations, ce Mois se veut avant tout un espace de mémoire, de réflexion et de valorisation de l’excellence noire. Aujourd’hui, la célébration du Mois de l’histoire des Noirs dépasse largement le cadre du passé. Il ne s’agit plus seulement de se souvenir de figures historiques, mais aussi de célébrer les parcours contemporains, les réussites, les luttes et les voix noires d’aujourd’hui. Pour plusieurs étudiantes et étudiants de l’Université de l’Ontario français, ce Mois représente un moment de visibilité, de fierté et de reconnaissance. 

D’ailleurs pour Djibril, étudiant en troisième année en Communication et médias numériques, cette période revêt également une dimension engagée : « Le Mois de l’histoire des Noirs, c’est un temps de mémoire et de reconnaissance, mais aussi un appel à l’action, pour continuer à faire entendre nos voix et à revendiquer notre place dans la société. ». 

Cette idée d’engagement est également partagée par le président de l’association étudiante de l’UOF, Espoir Masiala qui met en avant la notion de responsabilité collective. Pour le jeune homme, c’est aussi l’occasion de rendre hommage aux leaders, aux résistances et aux contributions des personnes noires qui ont façonné nos sociétés et ce que nous sommes aujourd’hui, souvent dans l’ombre et malgré les exclusions. Ce mois lui rappelle alors que cet héritage est un engagement collectif. 

À travers ces témoignages, une même idée se dégage, le Mois de l’histoire des Noirs n’est pas seulement un regard tourné vers le passé, mais un levier pour penser le présent et construire l’avenir. Il permet de questionner les récits dominants, de déconstruire certains stéréotypes et de mieux comprendre les réalités vécues par les communautés noires, notamment en contexte franco-ontarien. 

Dans cette dynamique, l’Université de l’Ontario français s’inscrit pleinement comme un espace de valorisation, de reconnaissance et d’émancipation. À travers ses initiatives, ses activités et les voix de sa communauté étudiante, l’UOF affirme sa volonté de promouvoir une Université inclusive, où chaque parcours compte et où l’excellence noire est non seulement célébrée, mais aussi encouragée et soutenue. Ainsi, la célébration du Mois de l’histoire des Noirs ne résonne pas seulement comme un moment symbolique, mais comme un engagement concret, celui de faire de l’Université un lieu de mémoire, de dialogue et de construction d’un avenir plus équitable.