La littérature francophone célébrée à Toronto : une journée qui réaffirme la vitalité culturelle en contexte minoritaire

La Journée de la littérature francophone Toronto 2025, organisée le 20 novembre dernier par l’Organisation Internationale de la Francophonie et le Salon du Livre de Toronto, en partenariat avec l’Université de l’Ontario français (UOF), a offert un moment fort de réflexion, de création et de rassemblement autour de la langue française.

Une matinée dédiée à la jeunesse et à la créativité
 
Dès les premières heures de la journée, des élèves de plusieurs écoles francophones de la ville ont pris part à une série d’ateliers créatifs animés par des auteurs et autrices francophones. Ces ateliers ont permis aux jeunes d’explorer l’écriture sous différentes formes. Cette immersion dans la création, au contact direct d’artistes francophones, a offert aux élèves une expérience culturelle significative, mettant en lumière l’importance d’introduire la littérature dès le plus jeune âge, surtout en milieu francophone minoritaire.
 
Panels, voix engagées et participation remarquable de l’UOF
 
L’après-midi a réuni la communauté franco-torontoise et plusieurs invités autour de trois tables rondes. Auteurs, autrices, panélistes et médiateurs culturels ont exploré les enjeux et les aspirations de la littérature francophone. La diversité des thèmes abordés, de la création à la représentation, en passant par le rôle de la littérature dans la construction identitaire a mis en lumière la force et la pluralité des récits francophones. Le recteur de l’UOF, Normand Labrie, a d’ailleurs participé au panel intitulé « Écrire, publier et distribuer en français dans un milieu minoritaire », où il a souligné l’importance des institutions francophones comme catalyseurs de création, de diffusion et de résilience culturelle.
 
Les étudiantes et étudiants de l’UOF ont également joué un rôle central dans cette édition. Tout au long de la journée, plusieurs se sont engagés bénévolement, assurant l’accueil, l’orientation et le soutien logistique de l’événement. Bon nombre ont même pris part activement au programme, dont Eden Muninga et Espoir Masiala, qui ont participé à la table ronde « Promouvoir la créativité littéraire par l’éducation supérieure », où ils ont témoigné du rôle de l’enseignement postsecondaire dans le développement de la pensée critique et créative. Irenaba Olushegun Akobi a présenté son poème lors des lectures croisées. De notre côté, Zoé Okomo Eva et moi avons offert une prestation artistique originale portant sur la francophonie, saluée pour sa sensibilité et son authenticité.

 Le rôle essentiel de l’UOF et un avenir prometteur pour la francophonie ontarienne
 
Cette implication multiforme des étudiantes et étudiants de l’UOF témoigne d’un engagement profond envers la francophonie ontarienne. Elle illustre également la qualité de l’apprentissage à l’UOF, où l’on encourage les étudiantes et étudiants à sortir de leur zone de confort, à s’exprimer, à créer et à contribuer à la vie culturelle francophone qui les entoure.
 
Accueillir un événement d’une telle envergure renforce le rôle de l’UOF comme carrefour intellectuel, culturel et social en milieu francophone minoritaire. En ouvrant ses portes à la communauté, en soutenant la création littéraire et en offrant une plateforme aux jeunes voix francophones, l’UOF affirme son importance dans l’écosystème culturel de Toronto.
 
Cet évènement a montré à quel point la littérature demeure un outil de cohésion, de transmission et d’émancipation. La Journée de la littérature francophone Toronto 2025, nous rappelle aussi que la francophonie ontarienne, portée par ses institutions, ses auteurs et autrices, ses médias et surtout sa jeunesse, continue de se renouveler et de s’affirmer.