Prendre la parole c’est exister

Il arrive un moment où l’on ne se contente plus d’apprendre, mais où l’on choisit de s’affirmer et où la parole cesse d’être un simple exercice pour devenir un acte de courage. Les expériences que j’ai vécues ces derniers mois ont marqué ce tournant.

Ma participation à divers concours notamment la finale interne de l’UOF du concours « Délie ta langue », « Ma thèse en 180 secondes », le concours entrepreneurial AWOULABA en Alberta où j’ai obtenu la deuxième place, ainsi que la sélection du projet que je portais avec ma collègue Nathalie Kuesso Keho Nimpa lors de la 33e édition du Salon du livre de Toronto a profondément transformé mon parcours.

Le concours Délie ta langue m’a appris à assumer ma voix, à structurer ma pensée et à dépasser la peur du regard des autres. Celui de ma thèse en 180 secondes, m’a quant à lui enseigné l’essentiel : rendre le savoir accessible avec clarté et précision. Le concours entrepreneurial a renforcé ma confiance et mon sentiment de légitimité en me confrontant à l’exigence de défendre une idée avec rigueur et conviction. Enfin, la sélection de notre projet au Salon du livre a constitué une reconnaissance forte, me rappelant que les idées sincères trouvent toujours un écho.

Au-delà des distinctions, ces expériences ont provoqué une transformation intérieure. Elles m’ont appris à dépasser mes limites, à croire en mes idées et à m’engager pleinement dans ce qui me tient à cœur.

À celles et ceux qui hésitent encore, je dirais simplement : n’attendez pas d’être prêts pour vous lancer. C’est dans l’audace que se construit la confiance, et dans l’action que naît la légitimité.

Car ce ne sont pas nos réussites qui nous définissent le plus, mais le courage que nous avons d’oser.

 

Par Dorval Tchoumo Tchiazon
Finissante du baccalauréat en Pluralité humaine